Quels sont les pouvoirs des douanes lors d’un contrôle dans le Sud de la France ? 

Dans le Sud de la France, la densité des flux (ports, aéroports, axes autoroutiers, liaisons internationales) rend les contrôles douaniers particulièrement fréquents. Ces contrôles ne se limitent pas au franchissement de frontière : ils peuvent intervenir sur la voie publique, dans les ports, aéroports, gares et autres lieux où s’exerce normalement l’activité douanière. 

Quel est le fondement légal du contrôle douanier ?

Le socle est le droit de visite prévu par le Code des douanes : l’article 60 renvoie aux articles 60-1 à 60-10 et permet la visite des marchandises, moyens de transport et personnes dans le cadre défini par ces dispositions. 
La doctrine administrative et institutionnelle rappelle que ces contrôles sont conduits sur la base des articles 60 à 6010. 

Où le contrôle peut-il avoir lieu ?

La douane indique que le pouvoir général de visite peut s’exercer sur l’ensemble du territoire douanier national (terrestre et maritime), et qu’il ne se limite pas au franchissement des frontières : il peut notamment être mis en œuvre sur la voie publique, dans les aéroports, ports, gares ferroviaires et routières. 
Cela correspond très concrètement à la réalité d’un cabinet implanté à Marseille : l’environnement portuaire, les axes vers l’Italie ou l’Espagne, et les zones de transit augmentent mécaniquement l’exposition au contrôle. 

Que peuvent faire les agents pendant le contrôle ?

Sur le plan opérationnel, l’administration précise que les agents sont habilités à poser les questions nécessaires au déroulement du contrôle, et que le contrôle vise notamment les bagages et les marchandises transportées. 
L’article 60, quant à lui, encadre le droit de visite via le dispositif 60-1 à 60-10. 

Quelles garanties et quelles limites ?

Les textes institutionnels relatifs à la réforme du droit de visite rappellent que le cadre a été rénové et que des garanties relatives aux droits des personnes sont codifiées, notamment l’idée que certaines pratiques (ex. fouilles à corps) sont interdites et que le maintien à disposition doit être limité au temps strictement nécessaire aux opérations. 
En pratique contentieuse, les débats portent souvent sur la régularité des opérations, la proportionnalité et la traçabilité des constatations. 

Quelles suites possibles si une infraction est suspectée ?

Lorsque l’administration estime qu’une infraction est constituée, le dossier peut basculer vers : 

  • une saisie d’objets passibles de confiscation, sur le fondement de l’article 323 du Code des douanes, 

  • et/ou une retenue douanière dans les conditions strictes de l’article 323-1 (flagrant délit douanier puni d’emprisonnement et nécessités de l’enquête). 

Le Cabinet PIZARRO Avocats, cabinet d’avocats pénalistes et douaniers à Marseille, intervient dès les premières phases d’un contrôle douanier afin de sécuriser la situation et préparer une défense utile dans tout le Sud de la France

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